07.03.2007

reflexions en vrac

Notre époque est beaucoup plus tolérante aux comportements ( au nom du relativisme culturel qui nous fait accepter  l'inacceptable) qu'aux idées -

cette particularité s'appuie sur les discours de la pensée commune  sur la différence et le dialogue entre les cultures sans s'interroger sur les conditions  culturelles de l'acceptatopn de l'autre et sur  les valeurs rendant possible la discussion avec l'Etranger 

Il y a un décalage entre cette pensée aseptisée et moralisatrice  et la violence des relations humaines ayant pour cause l'évanouissement de notre conscience historique, une sorte de "déséducation" massive nous privant d'attaches et partant nous rendant incapables de nouer un lien avec l'autre 

 

penser est toujours ardu et dangereux  il est plus facile de s'engluer dans la répétition de la pensée commune ou de se lancer dans la provocation satisfaire   sans pensée ni avenir car penser c'est prendre un risque , c'est aussi se "singulariser" ce qui n'a rienà voir avec le culte niais de la marginalite

 

citation à conserver

la langue de bois  c'est comme les artichauts : moins il y a d'idées plus il y a de mots 

04.03.2007

qu'est ce que " l'injustice sociale" ?

et voila la réponse

seules sont injustes les inégalités dont on ne profite pas.....

joli non ?

helàs ce n'est pas de moi mais de Michel Godet -rendons à César... 

23.02.2007

genocide ukrainien


Peut on qualifier la famine du début des années 30  en Ukraine de "génocide" ?

 

 ce n'était pas du tout mon idée de départ et la première fois que j'ai lu une référence à un "génocide" j'ai  trouvé cela un peu fort - mais effectivement en lisant les documents et sources disponibles "l'idée a fini par s'imposer d'elle meme" . la  "problématique" à savoir  " peut on qualifier cette famine de génocide ? "  s'est imposée mais nécessite un approndissement :  le problème c'est la qualification juridique :   que cette famine délibérément  provoquée soit  criminelle ne peut être nié- pour la classer dans la catégorie "génocide" selon la définition de la convention de 48  il faut  montrer que le peuple ukrainien en tant que tel était visé - des éléments vont dans ce sens mais il est vrai qu'il y eut d'autres victimes (perte de près du tiers de la population du kazakhstan : entre 1,1 à 1,4 million  sur une  population 4 millions morts de faim et d’épidémies suite  à la sédentarisation forcée et à la  collectivisation  du cheptel ) ..  Or cet épisode monstrueux ( mais point unique dans l'histoire communiste où il y a d'autres  exemples de famines criminelles et   politiques   : chine, corée, ethiopie...) est quasi ignoré du public mais aussi des historiens, des intellectuels ..

On en revient toujours à la méconnaissance des  crimes communistes 

Cette  "méconnaissance" s'explique si on  consulte les manuels d'histoire :  les récents ( années 90/2000)  parlent  " d'une famine"  sans plus (ce qui est peu quand on connait les faits ) en revanche les anciens ( années 60/70/80) n'en parlent absolument pas et présentent cette période d'une façon scandaleusement bienveillante :  je cite :

"il y eut la collectivisation de l'agriculture ....[] il y eut l'établissement de la planification intégrale ..[] l'essor qui suivit fut prodigieux. Cependant, au cours  de ces memes années, un autre changement se produisit.Après avoir respecté, jusque là, les règles de la démocratie socialiste, Staline s'en détacha. Tous les moyens lui furent bons, à partir de 1936 pour instituer une sorte de dictature. " ( Isaac des années 70) Impressionnant  non ?

 je  joins la présentation globale des faits et uniquement des faits ( la version rédigée est seulement en cours)  concernant cette période et certifie que ces faits ne sont  ni grossis ni falsifiés . Ils sont rigoureusement exacts et les contester est moralement aussi monstrueux que nier les crimes nazis 

famine-Ukraine.pdf